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Prendre le temps : le vrai défi de l’éducation canine

Prendre le temps en 2026

Dans ma pratique en éducation et en comportement canin, un constat revient sans cesse : le plus grand frein au bien-être du chien n’est pas son comportement… mais le manque d’engagement humain.


Prendre du temps pour son chien semble aujourd’hui devenu compliqué. Faire les devoirs, s’entraîner régulièrement, adapter l’environnement, ajuster ses attentes… et surtout accepter l’individu que l’on a devant soi. Trop souvent, on cherche à transformer le chien pour notre propre confort, rarement pour son bien-être réel, sauf lorsqu’il devient dérangeant pour nous.


Pourtant, pourquoi choisir un compagnon de jeu si jouer devient une corvée ?L’entraînement est un jeu. Un espace de collaboration, d’exploration et de lien.

Pourquoi vouloir brûler les étapes, aller toujours plus vite, toujours plus loin, alors que chaque palier est censé être sécurisant, plaisant et magique ? Pourquoi avoir retiré un chiot à sa fratrie si, ensuite, son éducation nous semble pénible ?


Le bien-être du chien : bien plus que « l’absence de problèmes »

On parle souvent de bien-être lorsque « tout va bien » : quand le chien ne détruit pas, n’aboie pas trop, ne réagit pas. Mais le bien-être ne se mesure pas à l’absence de comportements gênants. C’est un état global : physique, émotionnel, mental et relationnel. Un chien peut être calme… et profondément mal. Un autre peut être expressif, énergique, et parfaitement équilibré.


Un chien en bien-être est un chien qui :

  • se sent en sécurité dans son environnement

  • comprend ce qu’on attend de lui

  • peut exprimer ses besoins sans être constamment réprimé

  • vit une relation cohérente avec son humain

Beaucoup de chiens vivent pourtant dans une zone grise. Ils « fonctionnent », mais ne s’épanouissent pas. Ils s’adaptent, parfois au prix d’un stress chronique, d’une inhibition ou d’explosions émotionnelles.


Évaluer le bien-être de son chien, ce n’est pas se juger comme humain. C’est prendre un moment honnête pour observer, ajuster et améliorer.


Ralentir : une nécessité, pas un luxe

En 2025, prendre le temps est devenu difficile. Alors la vraie question n’est pas « pourquoi on n’y arrive pas », mais quelles solutions on choisit.

  • Changer notre définition du temps : 2 minutes de présence consciente valent plus que 30 minutes distraites. L’éducation se vit au quotidien, dans la routine.

  • Redonner à l’entraînement sa vraie nature : jouer, c’est communiquer et entraîner, c’est collaborer.

  • Ralentir volontairement et assumer le rythme du chien : avancer trop vite crée de la frustration, pas de la compétence.

  • Rééduquer nos attentes humaines : un chien n’est pas là pour être pratique, mais pour être lui-même.

  • Apprendre le langage de l’autre espèce et le respecter : un chien « difficile » est souvent un chien mal compris.

  • Normaliser l’imperfection et la lenteur : une relation vivante n’est ni linéaire ni performante.

  • Replacer le bien-être du chien au même niveau que celui de l’humain : penser cohabitation, pas contrôle.


Pour conclure

La solution n’est pas plus de méthodes, plus d’outils ou plus d’exigences. La solution, c’est :

  • moins de précipitation, plus de présence

  • moins de contrôle, plus de relation

  • moins d’objectifs, plus de sens


Pour 2026, je nous souhaite collectivement de ralentir. De remettre la relation au cœur de l’éducation canine, plutôt que la performance. De choisir la curiosité plutôt que le contrôle, la compréhension plutôt que l’exigence.


Vivre avec un chien demande du temps, de la présence et de l’engagement, non pas comme une contrainte, mais comme un choix conscient. Pour des chiens plus sécurisés… et des humains plus alignés.


Prendre soin du bien-être de son chien, c’est avant tout apprendre à mieux le comprendre et à nourrir la relation au quotidien.


À travers mes accompagnements, individuels ou en petits groupes, j’accompagne les humains qui souhaitent avancer avec plus de clarté, en posant des objectifs réalistes et adaptés à chaque étape, dans le respect du rythme du chien et de la dynamique du duo. Parfois, il suffit d’un regard extérieur, de quelques ajustements et d’un cadre sécurisant pour retrouver du sens, de la cohérence… et du plaisir à progresser et vivre ensemble.


 
 
 

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